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Maladie de Parkinson : 2 fois plus de cas en 25 ans

mercredi 11 avril 2018, par REGAIN

journée mondiale de lutte contre la maladie de Parkinson, 11 avril 2018

RAPPEL DE LA MALADIE

La maladie de Parkinson est une affection chronique, lentement évolutive, définie par la présence de symptômes moteurs (tremblement de repos, lenteur et difficulté de mouvement ou bradykinésie, rigidité musculaire, troubles de l’équilibre) associés à des symptômes non-moteurs variables (tels que constipation, fatigue, dépression et anxiété, troubles du sommeil, troubles de l’odorat, troubles cognitifs). Elle est la cause la plus fréquente des syndromes parkinsoniens. L’âge représente le principal facteur de risque de la maladie. Rare avant l’âge de 50 ans, sa fréquence augmente ensuite fortement avec le vieillissement. L’âge moyen au diagnostic se situe autour de 75-80 ans.

Maladie de Parkinson : 2 fois plus de cas en 25 ans

 [1].

En France, plus d’un million de personnes sont touchées par une maladie neuro-dégénérative. A l’occasion de la Journée mondiale de Parkinson, Santé publique France rappelle l’importance de cette maladie dans un numéro spécial du bulletin épidémiologique hebdomadaire consacré à cette thématique et publie la première étude sur la fréquence de la maladie de Parkinson qui couvre l’ensemble du territoire et plusieurs régimes d’assurance maladie.

La maladie de Parkinson : un fardeau important sur le plan familial, social et économique

Les maladies neurologiques représentent aujourd’hui la principale cause d’invalidité et la deuxième cause de décès dans le monde. Parmi elles, la maladie de Parkinson est celle dont le nombre de cas a le plus augmenté entre 1990 et 2015 : il a plus que doublé. Une augmentation expliquée en grande partie par le vieillissement de la population et l’augmentation du nombre de personnes âgées.

Les données publiées par Santé publique France contribuent à une meilleure connaissance du poids de la maladie de Parkinson en France.

Documents publiés à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre la maladie de Parkinson, 11 avril 2018

-* Bulletin épidémiologique hebdomadaire consacré à la maladie de Parkinson

-* Rapport sur la fréquence de la maladie de Parkinson en France, données nationales et régionales 2010-2015

-* Rapport sur la mortalité liée aux syndromes parkinsoniens à partir des certificats de décès, 2000-2010

-* Données épidémiologiques actualisées sur la maladie de Parkinson

Chiffres et résultats clés

Fréquence de la maladie de Parkinson en France en 2015 et évolution jusqu’en 2030

Première étude sur la maladie de Parkinson couvrant l’ensemble du territoire français (Outre-mer inclus).

Fin 2015, 160 000 patients parkinsoniens traités, avec environ 25 000 nouveaux cas par an ; 17% des nouveaux cas étaient âgés de moins de 65 ans.

Les hommes sont atteints 1,5 fois plus que les femmes.

Augmentation importante du nombre de cas en raison du vieillissement de la population et de l’amélioration de l’espérance de vie.

En 2030, le nombre de patients parkinsoniens pourrait augmenter de 56% avec 1 personne sur 120 de plus de 45 ans atteinte de la maladie.

PRÉVALENCE DE LA MALADIE DE PARKINSON EN FRANCE EN 2015 PAR ÂGE ET PAR SEXE

Mortalité et causes de décès dans la maladie de Parkinson : analyse des certificats de décès en France, 2000-2014

Parmi les 527 423 décès survenus chez les sujets âgés de 50 ans et plus en 2014, 1,8% mentionnaient la maladie de Parkinson (soit 9 638 décès).

Les personnes décédées de maladie de Parkinson sont en moyenne plus âgées que les personnes qui ne décèdent pas de cette maladie (84 ans vs 80 ans), moins souvent des femmes, plus souvent mariées et deux fois plus à risque de décéder en maison de retraite.

La maladie de Parkinson est identifiée comme cause initiale de décès dans plus de la moitié des cas.

Les chutes, une maladie d’Alzheimer et une pneumopathie d’inhalation d’aliments sont les causes de décès les plus fortement associées à la maladie de Parkinson.

Tous les résultats observés à partir des certificats de décès sont à interpréter avec précaution en raison de la sous-déclaration de la maladie de Parkinson dans ces certificats.

Mortalité d’une cohorte de cas incidents de maladie de Parkinson identifiés dans les bases médico-administratives

Pour la première fois en France, il est possible de décrire avec précision et à partir de données récentes les indicateurs de survie et de mortalité liés à la maladie de Parkinson par sexe et classe d’âge.

Sur les 131 418 cas incidents suivis, 31 670 sujets sont décédés (soit près d’1 sur 4). L’âge moyen de décès est de 83,3 ans.

La probabilité de survie à 5 ans est de 62% chez les hommes et de 68% chez les femmes. Plus de 90% des décès ont lieu après 70 ans.

La mortalité des patients parkinsoniens reste plus élevée que celle de la population générale. Le risque de décès est 2 fois plus élevé que chez des personnes non malades d’âge et sexe comparables avec un impact important chez les jeunes et les femmes.

Incidence de la maladie de Parkinson chez les agriculteurs et en population générale en fonction des caractéristiques agricoles des cantons français (2010-2012)

La France fait partie des pays qui utilisent le plus de produits phytopharmaceutiques au monde, et environ 90% sont dédiés à l’usage agricole.

Jusqu’à aujourd’hui aucune étude n’a évalué l’excès de risque de maladie de Parkinson parmi la population agricole française et peu d’études ont porté sur le rôle de l’exposition non-professionnelle en population générale.

L’incidence de la maladie de Parkinson est plus élevée chez les exploitants agricoles qu’en population générale (+13%) :

- +10% dans le secteur de la viticulture comparé aux autres secteurs agricoles

- l’incidence augmente avec la taille des surfaces agricoles

Des résultats qui justifient une surveillance accrue de la maladie chez les agriculteurs et la poursuite d’études sur le rôle de l’exposition non professionnelle aux pesticides en population générale.

LA CONTRIBUTION DE SANTÉ PUBLIQUE FRANCE AU PLAN MALADIES NEURODÉGÉNÉRATIVES
Le plan maladies neurodégénératives 2014-2019 du ministère chargé de la Santé a pour objectif de poursuivre et renforcer la mobilisation nationale autour de ces maladies, notamment sur l’accès aux soins et l’accompagnement des personnes malades et de leurs aidants ainsi que sur le développement et une meilleure coordination de la recherche.

Il existe encore peu d’informations en France permettant d’apprécier le poids des maladies neurodégénératives au niveau national, aussi bien en termes de fréquence que de recours aux soins. Par son programme de surveillance épidémiologique, Santé publique France contribue à produire ces informations et participe à plusieurs actions du plan gouvernemental.

Depuis 2014, Santé publique France a développé un programme de surveillance des maladies neurodégénératives (maladie de Parkinson, maladies du motoneurone, maladie d’Alzheimer et maladies apparentées) en collaboration avec l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) (Équipe « Épidémiologie du vieillissement et des maladies liées à l’âge » de l’U1018-CESP).


[1source : Santé publique France est l’agence nationale de santé publique. Etablissement public administratif sous tutelle du ministère chargé de la Santé, l’agence a été créée par le décret n° 2016-523 du 27 avril 2016 et fait partie de la loi de modernisation du système de santé (loi n°2016-41 du 26 janvier 2016).

Un centre de référence et d’expertise en santé publique

Forte de ses compétences en épidémiologie, en prévention, et dans l’intervention auprès des publics, l’agence couvre, par ses missions, un champ large d’activités, de la connaissance à l’action.

Santé publique France a pour mission de protéger efficacement la santé des populations.

Par la veille et la surveillance épidémiologiques, l’agence anticipe et alerte. Par sa maîtrise des dispositifs de prévention et de préparation à l’urgence sanitaire, elle accompagne les acteurs engagés de la santé publique. Ancrée dans les territoires, elle mesure l’état de santé et déploie ses dispositifs au plus près des publics, dans un souci constant de fonder une connaissance juste et de proposer des réponses adaptées

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