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Cohabitation d’un adulte chez ses parents en cas de fragilité psychique

dimanche 31 mars 2019, par REGAIN

Cohabitation d’un adulte chez ses parents en cas de fragilité psychique et recours à la Médiation Familiale

Les avantages et risques de la cohabitation

Le mouvement de désinstitutionnalisation a marqué ces dernières décennies l’ensemble des politiques sanitaires et sociales en France. Les personnes en souffrance psychique dont les troubles sont stabilisés ne séjournent pas à l’hôpital qui ne gère plus que les périodes de crise.

L’autonomisation sociale et socio-professionnelle revendiquée par la notion d’empowerment, la reprise en main de son projet de vie propre à la notion plus récente de rétablissement s’inscrivent dans ce courant.

Nous ne dresserons pas le tableau détaillé des diverses situations envisageables dont la totale indépendance, mais nous retiendrons que si des structures d’accueil et des formes d’accompagnements existent, parmi les modalité de vie rencontrées, le soutien apporté par la famille et notamment par les parents de l’adulte reste fréquent. La cohabitation entre générations d’adultes paraît naturelle en terme de solidarité familiale. L’aide familiale, au-delà de l’offre de logement, consiste en soutien affectif, matériel et financier.

Or les interactions familiales peuvent être perturbées par les conséquences de cette cohabitation. De part et d’autre, elle peut être vécue comme une contrainte, un choix par défaut.

Quoi qu’il en soit, chacun va devoir s’adapter et faire avec les nouvelles implications relatives à la situation qui peut bouleverser les modes de vie de chaque protagoniste.
Pour chaque partie il va falloir faire des compromis, négocier, face aux difficultés qui immanquablement surviendront.

Il arrive parfois que des blocages, des incompréhensions persistantes, des dialogues impossibles génèrent un état conflictuel source de malaise et de découragement pour l’ensemble du groupe familial incapable de dépasser les problèmes. La présence d’agressivité verbale fragilisant la relation entre les membres de la maisonnée, la situation s’englue.

Avoir recours au service d’un tiers dans la perspective de dépasser le conflit, tel est l’enjeu de la Médiation Familiale. S’investir ensemble dans un processus de médiation familiale conventionnelle (de la propre initiative des personnes concernées) revient à se donner la liberté de faire évoluer les désaccords en s’entendant sur les moyens à mettre en œuvre pour rendre la cohabitation tolérable, et si possible bénéfique pour tous.

La Médiation Familiale

La médiation familiale est fréquemment présentée dans l’accompagnement de couples parentaux séparés ou en cours de séparation souhaitant s’accorder sur l’éducation de leurs enfants.

Toutefois elle s’applique a bien d’autres cas, et ces derniers temps a été mis en avant la pertinence de son offre dans des cas tels que les conflits de successions, les choix de vie d’une personne âgée en perte d’autonomie, les difficultés de relation entre adolescent et parent, la restauration de liens après une rupture avec un parent ou un enfant, les difficultés de cohabitation intergénérationnelle...

Avant de préciser ce qu’elle est, arrêtons nous sur ce qu’elle n’est pas et ne fera pas : elle n’est pas un espace thérapeutique, ni de conseil ou de défense.

Le médiateur familial, diplômé d’état, recevra les membres de la famille volontaires dans un cabinet libéral ou au sein d’une association pour les aider à faire circuler équitablement la parole entre eux.

Il est un tiers neutre (non-jugeant) et impartial c’est-à-dire qui ne prendra pas le parti de l’un au détriment de l’autre, respectueux de la confidentialité des échanges.
Il reviendra aux personnes de s’investir dans la recherche de solutions mutuellement acceptables pour se protéger du risque de conflit à l’avenir.

Plusieurs séances seront nécessaires, sachant qu’une séance d’information préalable prise en charge peut être proposée en association conventionnée avant tout engagement. Toujours dans le cadre associatif, et selon les règles des cabinets, le coût des séances est basé sur les revenus de chacun (allant de 2 € à 131 € selon le barème de la CNAF).

● Pour s’informer sur internet :
https://www.apmf.fr/la-mediation-familiale/de-quoi-sagit-il/

● Pour trouver un médiateur dans votre région sur internet :
http://www.mediation-familiale.org/annuaire-services-de-médiation-familiale

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