Association REGAIN

Accueil > SANTE et PRÉVENTION > canicule : Pourquoi devons-nous être plus attentifs à une personne âgée (...)

canicule : Pourquoi devons-nous être plus attentifs à une personne âgée ?

vendredi 21 juin 2019, par Jeanne HILLION

En vieillissant, les personnes âgées s’adaptent de moins en moins bien au changement, quel qu’il soit (déménagement, deuil, maladie, environnement…). Une rupture climatique brutale et prolongée, comme une canicule, peut s’avérer dramatique si un certain nombre de précautions ne sont pas prises.

Comment entourer une personne âgée dans une situation de crise comme la canicule ?

Rappelez-lui que le vieillissement normal s’accompagne de modifications progressives qui peuvent altérer la sensation de soif ou la perception des saveurs et des odeurs et ralentir les échanges thermiques ainsi que la fonction rénale. Insistez sur le fait que vous êtes là pour l’aider. La chaleur est un facteur extérieur contre
lequel on peut lutter avec des moyens simples et efficaces si on les respecte.
Ne soyez pas surpris si votre parent âgé vous oppose des comportements
de refus ou d’angoisse. Le changement est pour lui facteur de stress. La chaleur
est épuisante pour l’organisme.

Le saviez-vous ?

La personne âgée est plus vulnérable à la chaleur car :

• elle n’éprouve plus le besoin de boire,
• elle s’alimente moins bien, tout lui paraît de plus en plus fade,
• elle est plus frileuse et reste trop couverte.

Un dépliant « Canicule, fortes chaleurs. Adoptez les bons réflexes » (pdf, 1,2 Mo) qui explique à tous quels sont les signaux d’alerte, les risques pour la santé et les moyens de se protéger en cas de hausse importante des températures.


Personne âgée
Comprendre et agir

Selon l’âge, le corps ne réagit pas de la même façon aux fortes chaleurs.

Mon corps transpire peu et a donc du mal à se maintenir à 37°C.
La température de mon corps peut alors augmenter : je risque le coup de chaleur (hyperthermie).

Agir

Je mouille ma peau plusieurs fois par jour tout en assurant une légère ventilation et...

Illustration : la personne agée se déshydrate. Elle se sent mieux et sourit.

Je ne sors pas aux heures les plus chaudes.
Je passe plusieurs heures dans un endroit frais ou climatisé.
Je maintiens ma maison à l’abri de la chaleur.
Je mange normalement (fruits, légumes, pain, soupe...).
Je bois environ 1,5 L d’eau par jour. Je ne consomme pas d’alcool.
Je donne de mes nouvelles à mon entourage.
Si je prends des médicaments, je n’hésite pas à demander conseil à mon médecin traitant ou à mon pharmacien.

Les personnes âgées vivent souvent avec des chiens.
pour ces animaux la canicule peut être très grave si on ne prend pas quelques précautions.

CONDUITE À TENIR EN URGENCE selon Centre hospitalier vétérinaire Fregis en région parisienne :

D’une manière générale, les chiens transpirent peu et leur régulation thermique est très dépendante de leur respiration.

Une augmentation importante et prolongée de la température ambiante peut être rapidement responsable d’une incapacité du chien à faire baisser sa température corporelle. On parle d’hyperthermie. Il ne faut pas confondre l’hyperthermie et la fièvre.

Comment reconnaître un coup de chaleur :

Les circonstances : chien laissé dans une voiture ou dans tout endroit associé à une chaleur élevée.
Un état général rapidement très altéré : agitation, halètement très prononcé avec une langue sortant largement de la gueule, ptyalisme (salivation abondante), chaleur anormale de la tête ou des oreilles, possibilité de troubles digestifs (diarrhée, vomissements). Rapidement les muqueuses et la langue prennent une coloration rouge brique, le chien titube, présente une mydriase (pupilles dilatées). La situation se dégrade alors rapidement vers une cyanose des muqueuses, des convulsions, un coma et la mort.

La température du chien dépasse rapidement 40°C. Au-delà de 41,5°C, des dégâts irréversibles s’installent et le pronostic vital est engagé.

Premiers gestes :

Commencer par sortir le chien de l’endroit en cause, le mettre dans une zone ventilée, à l’ombre et fraîche si possible, en faisant attention de ne pas se faire mordre si le chien est très agité ou en convulsions.

Faire baisser la température en mouillant le chien avec de l’eau fraîche (20-22°C). Ne pas utiliser d’eau glacée (l’eau trop froide provoque une vasoconstriction des vaisseaux et nuit au bon refroidissement du corps).

Pulvériser les pattes avec un peu d’alcool (favorise l’évaporation) mais éviter la tête, les plaies éventuelles. Ne le faire que dans un endroit bien ventilé et jamais pendant le transport en voiture.
Emmener le chien sans délai dans un service d’urgence vétérinaire, même si son état semble s’améliorer. Pendant le trajet, mettre une serviette mouillée sur le chien. Quand sa température rejoint celle du corps, la retirer et laisser l’évaporation spontanée poursuivre le refroidissement. On peut aussi mettre quelques glaçons dans une poche en tissu sur la serviette, au niveau du ventre ou des aisselles (ne jamais mettre les glaçons directement sur la peau).

GRAVITE DU COUP DE CHALEUR CHEZ LE CHIEN :

C’est une urgence vétérinaire vraie et grave. Le pronostic vital est très rapidement engagé.

L’hyperthermie provoque des lésions irréversibles des protéines et une destruction de nombreuses cellules de l’organisme. Il s’ensuit une défaillance généralisée de tous les organes : cœur, système nerveux, foie, …

Le pronostic est réservé sur plusieurs jours (4 jours en moyenne). Même si l’état du chien s’améliore rapidement, des lésions (rénales en particulier) peuvent n’apparaître que tardivement.

La prévention du coup de chaleur est essentielle. Ne jamais laisser un chien dans un lieu mal ventilé, chaud ou exposé au soleil, sans eau, … Même entrouvertes, les fenêtres d’une voiture ne permettent pas d’empêcher un coup de chaleur. Il peut survenir en 10 minutes.
PRINCIPALES CAUSES POSSIBLES :

La cause la plus fréquente est le chien enfermé dans une voiture en période chaude. Même avec des fenêtres entrouvertes, la température de l’habitacle peut très rapidement atteindre 45 ou 50°C. En moins de 15 minutes, les premiers signes cliniques apparaissent.

Le coup de chaleur peut aussi être consécutif à une obstruction des voies respiratoires, un exercice violent (canicross par exemple), des convulsions prolongées, une exposition trop longue d’un chien au soleil sans abri, dans une cage, une remorque de transport, un chenil exposé au soleil et avec un sol en béton, …

Les chiens âgés ou ceux qui souffrent d’insuffisance cardiaque ou respiratoire sont plus sensibles et décompensent plus vite et plus gravement.

Certaines races présentent des prédispositions.

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.